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[Pleins feux sur ] Suisse-Turquie |
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Dublin, c'était hier, et peu de choses se sont passées depuis lors; peu importe, la NATI avait déjà les yeux rivés vers l'avenir, à peine la déception irlandaise passée.
Matures, combatifs, réalistes : les Suisses ont fait preuve de sagesse et se sont remis au travail sans attendre une minute. Ils savaient bien qu'ils méritaient ce mondial. Ils savaient qui ils étaient désormais, mais ils savaient aussi que la chance, ou plutôt, la réussite, comme on l'appelle pudiquement dans les médias, n'est pas toujours au rendez-vous. Ils savaient que tout n'était pas simple, ni pour eux, ni pour personne, et qu'une qualification acquise dans la douleur n'en serait que plus belle. L'avenir était devant eux. Ils le savaient. Récit d'une belle histoire, dont un chapitre va bientôt se clore.
Berne, les billets, le SAM : troisième round
Tout n'avait pas commencé sous les plus beaux auspices pour les plus fidèles spectateurs de la NATI : même avec tous les efforts du monde, les samiens n'avaient aucune garantie d'avoir des billets, puisque ceux-ci devaient être tirés au sort. Pratique douteuse ou habile subterfuge ? Sur la forme, un tel événement n'a fait que rappeller cruellement au SAM qu'il n'avait pas obtenu le moindre billet via l'ASF, lui qui aurait pourtant redistribué ces précieux sésames aux plus fidèles. Sur le fond, cette méthode était la plus politiquement correcte que les gens de Müri pouvaient appliquer pour empêcher la diaspora turque d'occuper le stade du Wankdorf et empêcher les Suisses de jouer à domicile. Drôle d'époque dans laquelle il faut jouer de ruse pour pouvoir remplir son propre stade, et éviter ainsi les critiques souvent venues de l'intérieur...mais drôle de politique également que de se borner à attribuer des milliers de billets aux « partenaires » (terme visiblement élastique) sans en attribuer un seul aux groupe le plus actif et le plus célèbre du pays. Affaire à suivre...ou pas, puisque Gilliérion et consorts semblent ne pas entendre ce que certains ont à leur dire.
Mon ami Volkan
Etre aussi matures que les joueurs semblait la solution la plus raisonnable puisqu'il n'était de toute façon pas question d'obtenir les fameux billets en quelques jours. Une équipe avait besoin de ses supporters, et cette équipe, c'était la nôtre.
Le tirage au sort avait voulu un match aller Suisse-Turquie : il fallait exploiter au maximum cet avantage, et tenter de faire le plein à la maison face à de redoutables turcs, champions de la guerre psychologique. Une guerre qui fut remportée par les Suisses dès les premières minutes dans un stade totalement acquis à la cause helvète, et qui fit taire illico les quelques turcs présents qui criaient victoire à peine le match entamé, à l'image du gardien ottoman, qui, après avoir grossièrement simulé un coup à la tête, et avoir agressé (probablement de rage) un petit ramasseur de balle, fut hué chaque fois que la balle venait à lui (les jets d'objets sur sa personnes ne parlèrent par contre pas en notre faveur... cqfd). Sur le terrain, les choses ne parraissaient pas très différente, puisque la NATI dominait la rencontre dès les premières minutes, avant d'être plus rudoyée. Cette domination pourtant annoncait la couleur, puisqu'elle était de celles dont on dit qu'elles ne permettent pas à l'adversaire « de voir le ballon ». Au final, deux à zéro fut un score peu cher payé pour les hommes de Khun (trois ou quatre à zéro eut été normal), dont le gardien Zübi fut impérial et empêcha d'encaisser un but à domicile, chose à éviter absolument.
Berne enfin, entre peu à peu dans la légende, et se pose un peu comme le stade du renouveau, celui des esprits, des mentalités, et Khun de déclarer que « n'importe quelle équipe peut-être battue ici » et que « même un Brésil pourrait avoir peur ». La roue tourne, les gens changent. Tant mieux.
Confirmer, et ne pas trembler...
...tel va être la tâche des rouges et blancs. Ces derniers devront compter plus que jamais sur leur « défenseur de classe mondiale » (dixit Senderos cité par les médias... terme qui fait plaisir à entendre et qui mit le temps à venir), et leur capitaine à la dimension elle aussi toute mondiale depuis son adoption par le Milan AC. Mais défendre le nul ne sera surement pas le créneau des Suisses, qui pourront tout de même compter sur de bons atouts offensifs, quoiqu'en manque d'inspiration lors du match aller (Frei et Streller qui chacun manquèrent une montagne, ce qui nous ramène à un deux zéro peu cher payé). L'absence de Magnin (qui a tenu a accompagner ses acolytes en Turquie) sur le terrain ne sera pas la bienvenue, mais le retour de Wicky et la dynamique de groupe sur laquelle peut s'appuyer la NATI est loin de nous faire craindre un effondrement en cas d'absence de tel ou tel joueur. Une carence serait à envisager, au pire, et elle peut être comblée.
La confirmation semble largement à la portée des rouges et blancs, mais le plus dur est à faire et le scénario catastrophe pas exclu. De plus, si l'aspect sportif plaide plutôt en leur faveur, le cauchemar qu'ils peuvent vivre en dehors du terrain, et le non-respect total dont ils seront victimes durant la rencontre laissent présager le pire : jets d'objets, insultes, menaces, etc. Dès la fin de Suisse-Turquie, les officiels du bosphore criaient déjà au scandale auprès de l'arbitre (certainement pour ne pas les avoir laissé gagné... lui qui ne siffla en faveur des Suisses que leurs deux buts), et leurs joueurs de crocheter Senderos. Toutefois, il est amusant de voir à quel point cette équipe de Turquie se borne à considérer celle de Suisse comme une formation de minets inexpérimentés. Un petit passage en revue d'une feuille de match leur permettrait de voir que ceux-ci en ont vus d'autres....
A l'heure où paraissent ces lignes, la bande à Frei est arrivée à Istanbul. Persecutée par la police, elle fut accueillie par des banderolles arrogantes et des menaces, avant d'être victimes de jets de nourriture à son hôtel, alors qu'un officiel turc insinuait que la vengeance devait être de mise sur le terrain. La haine, l'arrogance, et la bêtise n'ont pas fini de s'abattre sur elle, dans un pays dont l'accueil contraste avec celui des Irlandais.
La question d'exclure certaines équipes de tournoi internationaux pour une durée déterminée devrait enfin se poser dans un contexte aussi haineux et gratuit.
Frei, Vogel, Wicky, Senderos, et tous les autres : nous sommes avec vous. Que votre rêve devienne celui de tout un pays. Hop Suisse !
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La distribution des billets se fera-t-elle de manière différente pour 2008?
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Il n'y a aucun concours actif actuellement.
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