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[Pleins-feux sur] Suisse - France
11.10.2005
La rencontre tant attendue par une nation en verve, le choc opposant une suisse grandissante à une France vieillissante, s'est jouée, samedi passé, dans le nouveau Wankdorf – Stade de Suisse. L'avant match a duré des semaines et l'après match fait encore couler beaucoup d'encre, rendant finalement le match moins important qu'il aurait pu l'être, a tort ou à raison, tant l'enjeu et les calculs mathématiques se tenaient au coude à coude. Analyse d'un séisme.


Une seule bouchée

Personne ne savait vraiment de quoi il allait en retourner ce soir du 8 octobre 2005. Pourtant, l'atmosphère paraissait déjà différente d'il y a quelques années, la Nati avait gagné en popularité, on la savait performante, battante, séduisante. La presse avait joué le jeu, titrant des « pourquoi la Suisse va gagner ». Des phrases qui font chaud au coeur. Les seules ombres au tableau furent peu nombreuses, comme cet article délirant du « Temps », dans lequel on estimait les jeunes Suisses « déchirés » car fans de Zidane mais également de la Nati. Pour celui-ci, les sifflets et les huées furent certainement plus claires que certaines voix entendues pendant la nuit. Effectivement, le public suisse était déchiré...
Dans la réalité, la vraie, les choses se passaient de fort belle façon, et les Bleus ne touchèrent le ballon que très peu durant la première mi-temps. Le score, pourtant, ne bougaient pas, et stagnait à 0 -0, ce qui était déjà une déception pour une Suisse qu'on pouvait aisément donner gagnante. Puis, il y a eu ce but français en deuxième mi-temps, illogique, volé, injuste. Le stade pouvait pleurer, il y avait de quoi... mais le destin ne fut heureusement pas si cruel du début à la fin, et Magnin pouvait inscrire un but pour la Nati, détourné par Makelele. On ne s'en plaindra pas, tout cela n'était que justice. Mais à un partout au coup de sifflet final, le score de 1 à 1 sentait tout de même le hold-up. Coupet, le gardien français admettra que la victoire Suisse eut été logique. Domenech, pour sa part, avait une mine de futur chômeur lors de la conférence de presse. La Nati ne fait plus rire personne dans l'exagone. Qu'on se le dise.


31'400 spectateurs...et moi, et moi, et moi...

Dans les tribunes, l'effet ASF s'est rapidement fait sentir, et il a fallut plus que de la bonne volonté pour distinguer un noyeau de supporters unis : persécutés par la sécurités, ceux-ci ne pouvaient se placer sur les marches, se réunir, et se faisaient chasser par ceux qui étaient venus assister à la rencontre assis, comme au cinéma. Ce qui avait été redouté s'est malheureusement produit : le noyeau dur de supporters a été anéanti par la politique égalitariste de l'ASF pratiquée lors de la vente des billets. Ainsi, c'est un public de gentils papys qui avait pris possession du stade de Suisse, un public de curieux, des gars sympas, mais qui ne feraient pas plus de kilomètres pour aller voir une Nati que certains avaient suivis depuis septembre 2004 et qui durent suivre la rencontre depuis leur télévision. Merci l'ASF.
Le stade était donc plein, et cela aussi faisait chaud au coeur, mais ne suffisait de loin pas. Le malaise provoqué par les dirigeants du foot suisse était bien présent à Berne, au grand dam des plus fidèles, provoquant disputes et crises de nerfs. Ambiance donc mitigée de l'autre côté des panneaux publicitaires...


Et après ?

Condamnée à un nul face à une France imméritante, la Nati doit maintenant aller gagner en Irlande. Mais rien ne semble faire trembler les rouges et blancs, Cabanas affirmant même que désormais « seul le Brésil fait peur à la Suisse ». Tout a changé, nous en sommes rassurés. « La petite Suisse n'existe plus », comme le titrait la « Tribune de Genève » lundi matin. Votre serviteur ne les condredira pas – une fois n'est pas coutume -et admirera bouche bée les progrès effectués au sein des mentalités depuis plus de deux ans, un début obligatoire avant d'espérer le moindre succès.
Nul ne peut prévoir ce qu'il va se passer à Dublin demain soir, mais une chose est certaine : cette Suisse là a fait et fera encore rêver durant bien des années. Oui, la petite Suisse n'existe plus, oui, la France peut avoir peur d'elle, oui, cette petite nation a aujourd'hui tout d'une grande, et du haut de son minuscule territoire, fera certainement trembler plus d'un Goliath, ce qui lui attribuera bien plus d'un mérite, à bien des égards. Hop Suisse, et merci de nous faire rêver.
 [retour rédigé par  [Axel




La distribution des billets se fera-t-elle de manière différente pour 2008?
Aucune chance!
Peut-être...
Il faudra bien!
Sans avis
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