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[Pleins-feux sur] Suisse-Israël |
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Un partout : tel fut le score final de ce match sans rebondissement, sur fond de désorganisation, de haine, et de remords. Sur la forme comme sur le fond, seul un constat pouvait être dressé. Une analyse eut été hypocrite.
Garçon! Un match nul s'il vous plaît!
Un match nul peut se définir de plusieurs façons : le terme peut désigner une partie vierge de but, mais également une rencontre peut attrayante, et comme l'a justement dit Greg dans son analyse, la nullité fut cette fois universelle. Mais blâmer la Nati serait trop simpliste, tant la partie fut bloquée par une équipe israélienne qui ne mériterait une place au mondial que par défaut : les bleus et blancs couraient après un nul qu'ils semblent avoir cherché tout au long de cette campagne dès que l'adversaire ne s'appellait pas Chypre ou Féroés. Toutefois, le manque d'imagination des rouges face à une « détermination » aussi forte n'aida en rien, et votre serviteur se plaît dans une place qui lui confère le droit de ne pas noter les joueurs tant l'exercice eut été difficile.
Arbitrage et bons sentiments
S'il est difficile d'apporter un avis clairvoyant sur les performances helvétiques, juger celui des hommes en noir s'apparenterait presque à une partie de plaisir, s'il n'avait pas empêché un peu plus la bande à Vogel d'égaliser : fautes non sifflées, zèle en faveur de l'adversaire et jugements d'actions à des dizaines de mètres furent le bilan du trio artbitral qui semblait avoir laissé ses lunettes, sa bonne foi et sa jugeotte aux vestiaires. On a coutume de dire que commettre des fautes, même pour un arbitre, fait partie de la nature humaine. C'est vrai. Mais lorsque dans une compétition FIFA, une équipe paie de sa poche le manque de clairvoyance d'un professionnel, il y a maldone, et lorsqu'il y a maldone, on peut attendre une sanction, une remarque, un blâme... mais, comme toujours, du moment que l'on a pas manqué de respect à un Zidane ou un Beckham, tout passe comme une lettre à la poste, et c'est comme une fleur que l'homme en noir a regagné son domicile accompagné de ses assistants.
Une fois de plus, la nécessité d'une vidéo et une sévérité accrue de la part de la FIFA envers un homme qui tient, parfois sans le savoir peut-être, le destin d'une équipe et d'une nation entre ses mains, s'est encore posée. Et encore une fois, les supporters rouges et blancs peuvent admettre que l'erreur est humaine, mais comme tout le monde, ont aussi droit à la justice.
Entre amis... qu'est ce qu'on est bien!
Se déplacer en groupe pour ce match semblait bien être la solution la plus sûre pour ne pas mourir d'ennui, et surtout, pour ne pas se laisser ronger par la déception. Pourtant, même le SAM semblait avoir un goût amer en quittant les tribunes au coup de sifflet final tant une volonté et une amitié maintenant usitées ne suffit pas à masquer le triste spectacle qui se déroulait sous ses yeux, déjà passablement agaçé par une arrivée tardive au stade (la gabegie routière et autoroutière doubla le temps de trajet de certains, ce qui entraîna une gigantesque bousculade impliquant des milliers de spectateurs en retard). Bagarres, agressions, et surtout, politisation du match furent légion. Mais si l'on ne peut garantir, dans quelque match que ce soit, que les deux premiers se produisent, aussi ignobles et inadmissibles soient-ils, envers un israëlien ou un suisse, la politique, elle, était vraiment l'invitée surprise que l'on attendait pas. Jimmy Hendricks répondit une fois à un journaliste qui l'interrogait sur son soit-disant engagement politique « la politique ment, mais la musique, elle, ne ment pas », insinuant qu'il ne faut pas mélanger.
La remarque aurait pu être la même pour le sport, d'autant plus que les terrains de foot, (et pas seulement), sont peut-être les seuls lieux sur terre où des nations peuvent concrétement et physiquement s'affronter sans faire couler le sang, mais encore une fois, l'art comme le sport, ou l'art qu'est le sport fut bafoué, par des gens cherchant une tribune facile, le plus égoïstement du monde. Dès l'instant donc où des trublions vinrent scander des slogans sur le terrain, la partie était gâchée.
Passé le côté idéologique, la sécurité ne fut pas à la hauteur et a fait passer la Suisse pour un clown du football, à moins de trois ans du prochain Euro, puisqu'elle ne put empêcher la venue de manifestants, et enfonça encore le clou en les jetant presque en pâture à quelques supporters visiblement contrariés. Mais faire la liste des manquements qui furent légion lors de cette rencontre ne serait que pure perte de temps : laissons les responsables de cela ouvrir seuls les yeux et prendre les mesures adéquates !
Nos pensées vont toutefois à notre ami ICE, agressé avec son fils en plein match, et blessé au côtes. L'esprit du sport n'était pas à Saint-Jacques samedi. |
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La distribution des billets se fera-t-elle de manière différente pour 2008?
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Il n'y a aucun concours actif actuellement.
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