|






























|
|
 |
|
|
|
[pleins-feux sur] Suisse-Chypre |
|
|
|
|
|
|
|
Résultat et manière ne font pas toujours chambre commune, et parfois, cette dernière boude le premier, le laissant se débrouiller seul. Tout devient plus compliqué, et les nerfs le paient comptant… Les 16'000 spectateurs présent mercredi soir en savent quelque chose. Analyse d’une contre-performance.
Mais où étiez-vous dans la nuit de samedi à mercredi?
Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un nul glorifiant à Paris, un bond en avant énorme vers la reconnaissance, une presse unanime (une fois n’est pas coutume) et des joueurs heureux. Ces derniers pouvaient d’ailleurs l’être doublement : après la tempête française, c’était trois matches réputés « plus faciles » qui attendaient la Nati, cette dernière comptant du coup empocher douze points en quatre matches (Suisse-Israël compris). Toute cette ambition faisait plaisir à voir, tant on avait connu de mentalités frileuses, autant sur le terrain qu’à côté. Mais cette ambition justement semble avoir fait oublier l’essentiel : gagner. Et alors que la mission de mercredi était de soigner le goal-average, il a fallu attendre la 88ème minute pour voir enfin les rouges et blancs l’emporter. Sherlock Holmes aurait eu raison de s’interroger sur la longue nuit qui semble avoir séparé les Suisses de Paris à Zürich.
Une sale journée... pour tout le monde
Encore une fois, il serait faux de trouver de fausses excuses à ce semi-échec, mais à défaut, tenter de se l’expliquer peut s’avérer utile. D’abord, il y a le choix de Köbi qui avait le mérite d’étonner, puisque c’est avec un seul attaquant (!) que la Suisse débuta la partie. Chypre ou non, on ne voit d’emblée pas comment un Frei esseulé pourrait aller percer seul une double muraille défensive composée de… toute l’équipe, ou presque. Les symptômes n’ont pas tardé à faire leur apparition : tournant en rond, ne trouvant pas de solutions, les hommes de Khun se sont embourbés dans une partie qui a fini par leur échapper. Heureusement, Vonlanthen a fait son entrée juste avant le Thé. Le jeu était déjà différent, mais il a fallu un temps d’adaptation…le ver était déjà dans le fruit. Ensuite, il y a le contre-coup, la fatigue, morale, physique. Le match de Paris était dur, très dur, sans doute le plus dur de tous même, ne l’oublions pas. Quant aux automatismes , ils en ont pâti, logiquement, dans cette équipe à semi-recomposée, comme ce fut le cas contre les Bleus. A chacun enfin d’estimer la crédibilité d’un « stade maudit » ou d’un « vestiaire maléfique ».
Mais l’important est de ne pas non plus se poser trop de question. Comme le disait Ludo Magnin « on retiendra la victoire, pas la manière ». Les trois points sont là, c’est le principal. Personne n’est à l’abri d’une erreur, et encore moins d’une frayeur… ce n’est pas l’Angleterre qui dira le contraire, elle qui a dut attendre la 54ème minute pour se défaire de l’Azerbaïdjan sur son propre terrain (2-0), la Russie, tenue en échec par l’Estonie (1-1), ou encore le Portugal, contraint au match nul après avoir été menée par la Slovaquie (1-1).
Un mot toutefois sur le choix de l’ASF de faire jouer la Nati dans le vétuste Hardturm. Faut-il le prendre comme une solution de remplacement en attendant la Maladière nouvelle, pour les « petits » matchs, ou comme du minimalisme affiché après une défaite sur terre française, supposée trop probable par nos dirigeants en costard ? La gabegie qui a précédé le match (embouteillages, queues immenses aux entrées) incite à un gigantesque coup de gueule. Le Hardturm n’est plus adapté pour accueillir la Nati en matchs officiels, tant pour ses infrastructures que pour son accessibilité désuète. L’ombre d’un certain recours semblait planer sur le terrain et il est clair qu’un des plus grands clubs de Suisse mérite également mieux. Quoi qu’il en soit, les supporters, magiques, encore une fois, ont rempli à ras bord le Grand-Père des stades officiels, ce qui n’était pas arrivé depuis fort longtemps. Le stade était rouge, encore une fois. Cela était d’ailleurs d’autant plus marquant qu’il n’y avait quasiment aucun supporter chypriote… ce qui ne fut finalement pas très différent du public français.
Tourner la page, repartir du bon pied, et garder l’essentiel
Laisser tout cela derrière, prendre ce qui est là (les quatre points minimaux visés), et se concentrer pour les prochaines échéances : tel devrait être l’état d’esprit des sélectionnés. Ni plus ni moins. Les deux matches passés serviront de base à un travail d’analyse approfondi : contre la France, il faudra tout donner, faire plus, encore plus, et contre Chypre, il faudra moins réfléchir, plus jouer, en alignant deux attaquants et en ne visant que les buts. Plus que le mauvais, il faudra également retenir le bon. De cette semaine, et dans la tête de beaucoup, une équipe est née : la Suisse, et pour ces derniers, un gardien héro, Pascal Züberbuhler, mais également un homme de la dernière chance, héro lui-aussi, en la personne d’Alex Frei. Et puis, un gamin venu de nulle part a étonné, détonné, et emballé, il s’appelle Philippe Senderos et il est devenu à 20 ans un nouveau titulaire indiscutable. Il ne lui a pas fallu plus que nonante minutes pour y parvenir.
La France enfin, qui a dû concéder le nul face à Israël, neutralisant du coup les deux équipes, place désormais les rouges et blancs troisièmes de leur groupe, à un point du deuxième et avec un match de retard. Les cris de joie à répétition se firent sentir pour la deuxième fois donc, dix minutes après le coup de sifflet final, à Zürich.
Dans le bon ou dans le mauvais donc, la Nati est là, et toujours là. La route vers l’Allemagne est semée d’embûches, nous le savions, mais aujourd’hui, quoi que pouvaient en penser certains, c’est la Suisse qui est virtuellement la meilleure équipe de ce groupe, alors que la moitié du chemin a été fait. Rigueur, concentration, et soutien seront indispensables à cette formation qui s’est donné les moyens d’arriver. Hop Suisse ! |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|



|
|
La distribution des billets se fera-t-elle de manière différente pour 2008?
|
 |
 |


|
|
Pronostiquez les prochains matchs de la Nati, et gagnez des prix offerts par le SAM!
|
 |
|
Il n'y a aucun concours actif actuellement.
|
 |


|
|
Restez informé(e) des news concernant le SAM et ses activité!
|
 |
|
|